La physionomie de l'Équateur, issue de son histoire géologique complexe, est le lieu d'un grand nombre d'écosystèmes. Je ne suis pas botaniste mais on ne peut pas vivre en Équateur sans prêter attention à la diversité de sa flore. Sans entrer dans les détails, il est possible de diviser les environnements équatoriens en sept catégories qui prennent en compte deux paramètres principaux qui sont l'altitude et le climat (hygrométrie, température et précipitations). Ma principale source d'information pour cette page est le livre « Flores silvestres del Ecuador » de Jorge Anhalzer et Pablo Lozano (ISBN : 9978-45-015-7). Comme les autres pages de ce blog, je compléterais l'information de cette page au fur-et-à-mesure de mes visites dans ce magnifique pays. Si un botaniste passe par là et trouve quelques erreurs, je le remercie d'avance pour ses commentaires. Je tiens à préciser qu'il est possible de retrouver les mêmes plantes dans plusieurs environnements différents. Pour plus de clichés, je vous invite à consulter l'album La flore équatorienne.
La forêt humide tropicale (bosque lluvioso tropical) : 0-1500 m snm; 2000-4000 mm de pluie annuelle; Amazonie et bassin côtier septentrional
La forêt sèche tropicale (bosque seco tropical) : 0-1100 m snm; 500-1500 mm de pluie annuelle; jusqu'à plus de 30°C; régions côtières centrale et méridionale
La forêt sèche andine (bosque seco andino) : 1400-2000 m snm; 100-300 mm de pluie annuelle; entre 15 et 30°C; due à l'effet de Foehn dans quelques vallées interandines (Chota, Guayllabamba, Patate, Chanchán, León, Jubones et Catamayo)
Calceolaria sp. (Fimacho-zapatito) dans la forêt de Polylepis dans la réserve écologique d'El Angel. Cette fleure est aussi appelé « zapatito de duende » (petite chaussure de
lutin) du fait de son usage dans les jeux d'enfants.
Dipsacus sativus (Cardo) dans le musée de l'eau (Yaku) de Quito. En
infusion le chardon permet de diminuer la fièvre, c'est aussi un diurétique.
Les vallées interandines (valles interandinos) : 2400-3200 m snm; 300-1000 mm de pluie annuelle; entre 5 et 25°C
La forêt nuageuse (bosque nublado) : 1000-3000 m snm; >6000 mm de pluie annuelle; entre 15 et 25°C; versants extérieurs de la cordillère des Andes
Bomarea sp. (Campanita)
dans la forêt de Polylepis dans la réserve écologique d'El Angel.
Cleome cf. anomale (Gañán-pata de gallina) près des sources thermales de Papallacta. Ce
genre possède 14 espèce en Équateur dont une endémique. Son nom en Quichua est “Chungayuyu” qui signifie “dix doigts”.
Disterigma empetrifolium dans la
forêt de Polylepis dans la réserve écologique d'El Angel. Son fruit n'est pas comestible.
Fuchsia sp.(Zarcillo-fucsia)
dans la forêt de Polylepis dans la réserve écologique d'El Angel. Lors des fêtes indigènes, les femmes les utilisent comme boucles d'oreille.
Oreopanax andreanus (Pumamaqui) dans la forêt de Polylepis dans la réserve écologique d'El Angel.
Valeriana officinalis (Valeriana) dans la forêt de Polylepis dans la réserve écologique d'El Angel. Anxiolitique reconnu, cette plante au parfum de chaussette peut aussi soigner
l'insomnie.
La forêt de frange andine (bosque de ceja andina) : 2000-4000 m snm; >5000 mm de pluie annuelle; entre 0 et 25°C; flancs de la cordillère occidentale
Brugmansia aurea (Floripondio) dans le musée de l'eau (Yaku) de
Quito. Cette plante peut servir de somnifère.
Cortaderia jubata (Sigse) dans la forêt de Polylepis dans la réserve écologique d'El Angel. Ses feuilles sont particulièrement coupantes.
Oreopanax ecuadoriensis (Pumamaqui) dans le musée de
l'eau (Yaku) de Quito. Sa feuille a la forme d'une patte de puma.
Passiflora mixta (Taxo) dans le musée de l'eau Yaku de Quito. Son
fruit est délicieux en jus.
Les páramos (páramos) : 2800-4800 m snm; 250-12000 mm de pluie annuelle (très variable); <0 jusqu'à >20°C; parties hauteurs des cordillères occidentale et orientale
Castilleja arvensis (Yawartaico-candelilla) dans le páramo du Rucu Pichinchcha. Cette plante,
aussi appelée « talon de sang » en quichua, est de la famille des bractées.
Chuquiraga jussieui(Chuquirahua) dans le páramo du Guagua Pichincha. Son nom signifie « lance de feu » et son infusion amère sert pour soulager les problèmes rénaux.
Culcitium canescens (Senecio) dans le páramo de Los Frailejones
dans la réserve écologique d'El Angel. Plante pionnière qui occupe les terrains abandonnés par les glaciers.
Espeletia pycnophylla (Frailejón) dans le páramo de Los
Frailejones dans la réserve écologique d'El Angel. Plante endémique de la réserve écologique d'El Angel qui montre une croissance de seulement un centimètre par an. Ces feuilles duveteuses sont
utilisées pour se réchauffer les oreilles.
Gentiana sedifolia (Lligllisisa-sachamor) dans le páramo de Los Frailejones dans la réserve écologique d'El Angel. Petite
fleur qui pousse souvent suite aux feux de paramo.
Halenia weddelliana (Tarugacacho) dans la forêt de Polylepis
dans la réserve écologique d'El Angel. Son nom signifie « bois de cerf ».
Hypericum laricifolium (Romerillo) dans le páramo de
Los Frailejones dans la réserve écologique d'El Angel. Plante médicinale qui s'utilise comme diurétique mais aussi pour les douleurs menstruelles.
Hypochaeris sonchoides (Achicoria) dans le páramo de
Los Frailejones dans la réserve écologique d'El Angel.
Lupinus pubescens (Allpatauri) dans le páramo du Rucu Pichinchcha. Cette espèce de lupin sauvage est communes dans les
páramos équatoriens mais contrairement à l'espèce comestible elle est hautement toxique.
Lycopodium saururus dans le páramo du Guagua Pichincha.
Plantago rigida (Almohadilla) dans le páramo de Los Frailejones
dans la réserve écologique d'El Angel.
Polylepis (Arbol de Papel) dans la forêt de Polylepis dans la réserve écologique d'El Angel. Il s'agit de la plus haute plante à tronc au monde.
Puya clava-herculis (Achupalla) dans le páramo de Los
Frailejones dans la réserve écologique d'El Angel. Nourriture préférée des ours à lunette (maintenant presque disparus) qui les basculent pour en manger le cœur tendre et gluant.